Un rythme de croisière…

Comme à notre habitude notre petite meute n’est pas du matin ! Pires qu’un diesel nous nous mettons sans AUCUNE difficulté à l’heure espagnole 🙂

Comme à notre habitude encore, nous ne passons pas inaperçus avec notre joyeux et lunaire équipage (comprenez encombrant et bruyant…)

Et bébé lutin fait fondre le coeur des espagnols… il n’est pas rare que les femmes plus âgées nous la volent même des bras pour la gagater !

Après quelques pauses culinaires pratiques nous ressentons le besoin de cuisiner et nous gaver de légumes ! Dans les grandes villes c’est agréable, on trouve des supérettes de fruits et légumes a chaque coin de rue… c’est la qualité du pain qui nous fait défaut.

Heureusement l’équipement que nous avons embarqué nous est utile, même en bungalow ou appartement car il manque toujours quelque chose… Les filles nous font faire un tourisme culinaire et nous avons l’impression plutôt très réaliste de nous arrêter à chaque coin de rue pour picorer…

Nous n’en oublions pas les apprentissages informels, entre nature et mathématiques, à n’importe quelle heure… :-/

… Et les jeux ! Nous avons la sensation de fréquenter toutes les aires de jeux pour enfants du pays… il faut dire qu’il y en a absolument partout, mélangées à des structures mécaniques de musculation.

Les enfants s’adaptent assez bien aux changements de lieux, tant qu’on respecte leur rythme, et une fois qu’on a compris qu’on irait plus doucement, c’est tout de suite plus simple 🙂

Publicités

Chambre avec vue… Espagne, 1ere partie

Ralentis par des connexions wifi trop faibles et beaucoup de photos a mettre ici… voici le bilan de notre 1ere semaine de road trip !

Jour 1 – vendredi 21 avril :

Ca y est ! On y croyait plus mais on a réussi à tout boucler. Pas si facile de partir sans rien oublier… 1 mois sur les routes, ça nécessitait de se creuser un peu les méninges 😉

Enfin… Il nous aura fallu tout de même la journée ! Ralentis par cette canicule soudaine que nous ne pensions trouver qu’en Espagne, nous avons réussi l’exploit de vider notre frigo et notre congélateur intégralement, donner les instructions pour le petit chat et sa gardienne, et tout charger dans MITCHOOKA notre multivan.

Quelques aperçus de notre organisation complètement improvisée :

Un meuble de ma fabrication, pour avoir du sur-mesure, après avoir étudié en vain l’ensemble des meubles IKEA existant… les tiroirs s’appellent tout de meme Trofast (Ça dépanne !). Pour pouvoir abaisser la banquette il nous fallait une partie fixe assez basse (seulement 37cm…)

1ere nuit : Étape dans le marais poitevin ! On passe pour la première fois en vrai la voiture en mode ‘nuit’. Nous avions tout répété, tout tient au cordeau… Ce sont les sièges auto qui sont vraiment contraignant car il faut les décrocher pour basculer la banquette, d’excellente qualité au demeurant 🙂 et puis ensuite il faut faire du tetris sur les sièges avant pour tout caser…

2e inconvénient, de ‘taille’, c’est le cas de le dire : Papa ne tient pas en longueur car il s’agit d’une banquette courte et de format carré une fois dépliée. Parfaite pour moi et les 3 filles… Grand Chef utilise le siège mobile de la rangée centrale tourné dos à la route pour s’allonger à la quasi horizontale… et étendre ses jambes sur notre banquette.

Nous n’avons volontairement fait aucun aménagement intérieur car le véhicule nous semblait avant tout utile pour un usage quotidien et non pour voyager ! Pas d’électroménager, de tente de toit, de rideaux ou autres équipements campeur… pas le choix avec 3 enfants dont un nourrisson qui voyage encore dans son cosy sur le siège passager avant !

Les filles ont toutes les 3 dormi comme des bébés !

Le weekend aura été une étape frontalière avec la visite de ma famille qui nous attendait de pied ferme…

Ce n’est que lundi après midi que nous passons la frontière… pour s’y arrêter aussitôt afin de vérifier notre clé 3G et sa carte Sim toute neuve. Et là… ce qui ne devait être qu’une rapide pause sur un parking en bord de route s’est transformé en après-midi d’errance, entre échanges ubuesques avec le service client de SFR et divers noms d’oiseaux… bref nous voilà retournés à San Sebastian pour faire l’acquisition d’une clé ET d’une carte Sim locales…

La soirée avançant nous nous dirigeons vers les montagnes mais les propositions de l’application Park4Night déjà rodée par le passé (mais forcément beaucoup moins adaptée à des utilisateurs de van) ne se révèlent pas concluantes pour l’harmonie familiale… nous voilà donc à filer sur les routes en lacets en plein brouillard et crépuscule pour rejoindre un parking de nuit occupé certes par de nombreux camping car et van mais peu engageant… il vaut mieux donc pour tout le monde oublier cette étape de la honte (autant notre dîner que le déménagement en catimini pour nous coucher…) 😀

Rongés par le stress, le froid qui nous poursuit, la logistique et le manque de temps de travail, nous faisons étape sans une réserve naturelle en camping (1 équipe dormira dans la tente, l’autre dans le van). Mais là encore l’humidité et la logistique dans ce froid, et aussi avouons le, l’absence quasi totale de réseau aura raison de nous…

Une nouvelle journée donc sans vrai moment de détente ni découverte à remettre à plats nos exigences respectives et faire la part des choses (tournure fleurie pour paraphraser de bonnes engueulades comme nous en avons le secret ici..).

Bref… nous adoptons une nouvelle stratégie : nous dormirons désormais en ‘dur’ pour refaire le plein de bonnes ondes…

Voici enfin un meilleur rythme !

Nos premières étapes :

  • Le Pays Basque et Navarre que nous aurons survolé, donc, mais qui nous aurons donné un bon aperçu des reliefs et paysages agricoles…

  • Puis la Rioja, vallons de vignobles et cultures, notamment de colza, ses chemins vers St Jacques de Compostelle, Burgos, et ses montagnes aux cimes enneigées…
  • Castilla y Leon, et maintenant ses plaines et champs d’éoliennes, avec des excursions dans les villes fortifiées d’Avila et Segovia, mais aussi la moins connue Tordesillas ou nous avons séjourné et découvert cette ville lieu de signature du traité portugo-espagnol de partage du Nouveau Monde à l’époque des grands explorateurs

    • L’Estremadura, méconnue, préservée et majestueuse, qui nous plait au premier coup d’oeil par la visite de Salamanca, riche ville de culture et de savoirs… Puis l’entrée dans la chaîne montagneuse et enneigée du centre du pays, qui se prolonge jusqu’au nord de Madrid, les rives du Taje qui poursuit sa course vers le Portugal tout proche…

    Viva España !

    Whaouuuhhhh !!! J-2 avant une nouvelle grande aventure…

    Ah oui, c’est vrai, je ne vous ai pas dit ;-P on part faire un road trip en Espagne !!!!
    Notre 2e grand voyage en famille après un tour de la Bretagne que nous avions effectué en camping car de location il y a 2 ans.
    L’aventure ne nous avait que moyennement emballé avouons le, contraints par la logistique infernale que représente un tel engin…
    Tentative plus light donc, que nous avons (un tout petit peu) préparé au fil des semaines !
    Mais… un rapide flashback après cette absence ici sur notre blog… pas que je n’aie rien eu à y raconter bien au contraire, hein !
    Après 2 ans de tentatives de jonglage forcené entre entreprenariat et vie de maman, nous (j’ai pris) un virage décisif et à 90° comme d’habitude, en choisissant de me consacrer entièrement à l’option famille. Ce qui signifiait pour moi voir nos enfants grandir, mieux les accompagner au quotidien et suivre tout droit le chemin que nous avions initié il y a quelques années déjà en plongeant dans notre vie de parents, en mangeant mieux et en vivant plus doucement… Et par conséquent s’affranchir aussi de l’entrave que représentait l’école !

    Pour expliquer cela autrement : j’avais 2 superbes enfants que je voyais grandir sans trop savoir comment me positionner, tiraillée sans arrêt entre l’envie (le besoin) de réaliser un rêve professionnel de longue date, et un autre truc sorti de mes tripes qui me hurlait de prendre du temps, pour ma famille. J’étais aussi devenue (de mon plein gré), responsable des parents d’élèves d’une école menée par une folle. De quoi avoir un aperçu des plus noirs de l’éducation Nationale, en mettant le bout de mon nez dans ses arcanes qui ont fini de me dégouter du système scolaire à la française.

    Plein de sentiments mêlés dans mon petit crâne, des envies fortes de les partager, les faire comprendre, mais pas une seconde à moi. Et surtout une situation inextricable et épanouissante pour aucun de nous…

    Le coup de gueule de la bloggeuse Maman Débordée qui m’avait fait sourire il y a déjà près d’un an fait bien écho à ce qui fait l’essence même de mes écrits ici…

    Bref, nous avons sauté à pieds joints ! Et notre tour de Bretagne en septembre 2016 marquait notre 1ère non-rentrée et le début de l’aventure de l’instruction en famille.

    Une année riche en rencontres, apprentissages informels et retour d’un rythme plus physiologique pour tout le monde ! Pour les filles, j’ai mis volontairement le paquet sur la sociabilisation ; nous n’avons jamais autant côtoyé de personnes que depuis l’école ‘à la maison’.
    D’école il n’y a eu que peu de formel voire pas, de maison pas tant que ça non plus !
    Et puis, au milieu d’une recherche un peu cahotique et précoce d’un rythme de croisière, une 3e petite fille a rapidement pointé le bout de son nez l’année suivante 🙂
    Et avec elle le besoin de reconstruire notre nid encore un peu plus au vert.
    Installés depuis près d’1 an déjà dans la campagne nantaise, nous avons aujourd’hui enfin trouvé, je crois, notre rythme!
    Instagram (là, en bas a droite) m’a heureusement permis de continuer le fil de ces aventures du quotidien grâce à l’image, qui me semblait moins chronophage…
    Mais maintenant, je sais que je ne serai plus seule pour raconter nos aventures, nos explorations ! Les filles ont bien grandi et nous profitons de cette liberté que nous considérons toujours comme un luxe que nous nous offrons. Rien n’est gratuit ! Mais je peux dire avec certitude qu’elles sont, je pense, des petites filles épanouies, sociables, confiantes et qui savent exprimer leurs besoin et leurs sentiments.
    Ce nouveau voyage est donc en quelques sortes le point de départ d’une nouvelle étape… Peut être aussi le dernier itinéraire que nous ferons tous ensemble loin de la maison, nos deux compagnons de route poilus n’étant plus très jeunes… chacune ayant des milliers de km dans les coussinets !
    Un défi aussi pour Papa qui est son propre patron depuis 5 ans déjà ; prendre un peu de distance pour exercer à un rythme plus doux pendant cette période de pause exceptionnelle, tester un rythme en pointillé pour valider sa pertinence et peut être renouveler l’expérience de vadrouiller de temps en temps plus sereinement…
    Notre objectif secret ? Fêter nos 10 ans de mariage aux États Unis, sur les traces de notre voyage de noces… durant 3 mois, sur les routes d’Est en Ouest.
    En route !

    Ma si chère Petite Madeleine de Proust !

    Qui dit Noël, dit marché de Noël, et thé aux épices. C’est juste obligatoire… Mais dangereux ! Là, comme ça sans prévenir, en passant dans ma cuisine, je viens de me faire attaquer par une odeur persistante issue d’un fond d’infusion de thé abandonné dans l’évier.
    Pourquoi l’éveil des sens fait-il ressurgir si brutalement certains souvenirs ? Les petites madeleines, ça ne prévient pas !

    Ça n’est pas la première fois, et pourtant à chaque fois je me fais avoir : une de mes petites madeleines à moi, c’est le gingembre. Il me transporte invariablement tout droit vers le passé, plus exactement en février 2012 !

    Cela semble tortueux comme résonnement de la part d’un cerveau, mais à l’époque nous étions invités en Inde, à l’occasion du mariage traditionnel d’une amie dans le nord du Rajasthan… Alors ce premier voyage en terre inconnue m’a laissé une double trace, tout à fait INDÉLÉBILE.

    L’Inde en soit, c’est déjà bien plus qu’un voyage, à tout point de vue. Un vrai coup de poing dans le ventre à vous couper le souffle, pour ceux à qui cette découverte parle… Des coutumes du quotidien qui ne ressemblent à aucune de celles de notre monde aseptisé et moderne, des croyances que nous ne pouvons décemment pas tout à fait comprendre, mais aussi des couleurs, des odeurs qu’une mémoire olfactive et visuelle ne peut jamais jamais jamais ja-mais oublier. Et bien sûr un sentiment tout emmêlé de fascination, de rage, d’incompréhension et de tristesse…

    Évidemment, comme c’était encore trop banal, le hasard s’est mêlé de ce périple si différent, puisque quelques heures avant notre départ de Paris nous apprenions la bonne nouvelle, mon mari et moi. Mi-amusés, mi-inquiets, nous regardions les 2 barres d’un test de grossesse attestant qu’un petit têtard grandissait au fond de mon ventre, alors que l’on apercevait encore dans le creux de mon bras la trace de piqûre des rappels de vaccins réglementaires et indispensables à une immersion en terre inconnue et biologiquement hostile à nos pauvres petits corps d’européens affaiblis.

    « Hum, sympa c’est malin ! Qu’est-ce qu’on fait ? On y va quand même ? » Un peu hébétés, il nous a fallu un 2ème test de grossesse acheté dans une pharmacie de l’aéroport de Roissy et sa mise en pratique dans notre chambre d’hôtel à Delhi pour prendre vraiment la mesure de cette nouvelle étape de vie qui s’imposait, dans un décor plutôt inattendu…

    Alors pendant 15 jours, nous avons vécu l’Inde comme nous ne l’aurions jamais vécu sans ce tout petit détail (enfin, surtout moi), avec un multiplicateur de sensations et d’émotions !

    Mon nez ne s’en est toujours pas remis, la preuve… et la nausée qui m’habitait alors quotidiennement ne sait toujours pas si elle prenait son origine dans mes découvertes extérieures ou intérieures. Tous les jours de ce néanmoins superbe voyage, je construisais un bouclier autour du petit fœtus que j’abritais, et je nourrissais une haine féroce contre ce pays qui m’agressait de sensations beaucoup trop brutales pour moi. Le comble : j’étais en excellente forme et invincible à toute intrusion microbienne, pendant que monsieur vivait à mes côtés une réinitialisation totale de sa flore intestinale…

    Alors pendant que nous parcourions le Triangle d’Or, j’ai passé mon temps à guetter des valeurs culinaires sûres sur le bord des routes (Pizza Hut, Mc Donald’s ou autre temples de la malbouffe pour ne pas les citer) pour étancher ma faim et compenser mon incapacité à ingérer le moindre plat local, le tout dans l’incompréhension totale de notre groupe d’amis qui me prenait pour une emmerdeuse gloutonne, il faut le dire. C’est bien la première et la dernière fois que j’ai faisais un caprice pour exiger une margarita à l’autre bout du monde…

     

    Les odeurs perçues par la maman peuvent-elles influencer le bagage olfactif d’un futur humain à l’état embryonnaire ? Je n’en sais strictement rien ; mais j’ai hâte de le découvrir avec celle que je vois maintenant grandir chaque jour à mes côtés et que j’ai sans le savoir si justement nommée…

    Merci à Nadoo pour la découverte de ce thé de Noël, grâce à toi, je replonge dans de si doux souvenirs 🙂


     

    Pour aller plus loin :

    La génèse du passage de la Petite Madeleine chez Marcel Proust (d’abord pain grillé, puis biscotte)

    Du côté de chez Swann

     

     

     

    Avoir une petite meute c’est…

    « Mais pourquoi t’infliges-tu ça ?? » me demande à chaque fois mon cher et tendre, qui cherche toujours à comprendre comment j’ai réussi à l’embarquer dans cette galère…

    Parce qu’avoir une petite meute c’est donc, dans l’ordre qui vous plaira :

    • Citer systématiquement 3 noms avant de trouver le bon, lorsqu’on appelle un des siens, indépendamment enfant, époux ou animal,
    • Avoir une maison qui flotte allégrement dans une douce poussière de poils et de jouets mal rangés, des mini humains qui jouent au trampoline sur des paniers de chiens qui jonchent habilement et alternativement toutes les surfaces libres au sol, et des poilus qui gagnent subtilement du terrain sur les zones jalousement protégées.
    • Se laver les dents tout en épluchant quelques légumes à midi, tout en accordant un jouant avec les poilus qui attendent aussi leur petit moment de complicité (si si, ça se fait)
    • Ne jamais avoir besoin de nettoyer sous la table du salon les bouts de nourriture qui tombent (enfin un peu quand même, parce que la bave, ça fait des taches…)
    • Accepter d’être un véritable aimant à enfants ET à mamies dans la rue à coups de ‘hoooo que c’est miiignonnnn’
    • Donner parfois à manger aux bêtes à presque minuit, parce qu’on n’a pas eu le temps plut tôt…
    • Ne plus chercher à comprendre par quel coup du sort on a parcouru en presque 1 heure le trajet de la crèche à la maison (un peu moins de 400 mètres) parce que la petite princesse est constipée et épuisée
    • etc, etc.
    • Aimer les défis ! Surtout quand tout ce petit monde commence à tourner en rond, et qu’il faut prendre son courage à deux mains pour sortir prendre un graaaand bol d’AIR FRAIS !!!!!!!!

    En effet, parvenir à préparer tout le monde, sortir de la maison jusqu’à la voiture est déjà un exploit en soi. Et puisque depuis mon récit de La Chèvre, le Chou et Loup…  le box tant critiqué nous a été gentiment soutiré, ce n’est plus à 30 mètres mais à presque 100 mètres, avec un peu de chance, que la voiture nous attend, là où nous aurons eu la possibilité de la garer dans la rue la dernière fois….

    Il faut l’avouer, s’imposer tout cela relève souvent du coup de tête. Une fois la rue traversée avec cette petite meute mi-surexcitée, mi-réfractaire, pour la charger en voiture au bord d’une circulation intense (et là encore dans une poétique envolée de poils à travers l’habitacle), je ne sais en général toujours pas à ce moment précis en quelle direction et jusqu’où je vais rouler, ni quel poumon vert j’élirai pour nos ébats meutesques… Un sale moment à passer, le temps s’arrête et une bouffée d’angoisse me traverse à chaque fois.

     

    Toujours est-il que ma lecture de ce mercredi matin m’a cette fois inspirée (technique perfectionnée de lecture en diagonale bien entendu, rare moment volé en 3 secondes et demie dans les toilettes) : il fallait que je constate illico  l’existence du nouveau pont du Cens, dont parlait en pleine page le journal de la métropole. Et bien sûr, avec ma joyeuse bande à l’appui, pour que je vois si réellement je pouvais toute seule comme une grande passer ce fichu obstacle.

    On parle souvent d’accessibilité en ville, de bateaux de trottoirs, de rampes de bus… On pense beaucoup moins à toutes les embûches qui peuvent faire vivre un cauchemar à une maman en besoin urgent de s’aérer avec une poussette, une fillette et 2 chiens de traineau ! A pied, impossible de descendre du côté souhaité sur les rives de l’Erdre : partout des escaliers ! Même si une alternative s’offre toujours à moi

    • entamer une marche arrière sportive avec ma poussette tout-terrain, au risque de faire basculer son précieux chargement à chaque secousse

    OU bien

    • m’engager à corps perdu sur la pente étroite et glissante que les passages répétés des vélos ont formé juste à côté avec le temps…

    Dans les 2 cas je serai tractée par 2 chiens en furie attirés par l’odeur d’un ragondin ou d’un caca à proximité, ou encore mieux, les deux en même temps. Alors comme je ne suis pas (encore) suicidaire, je choisis égoïstement d’enfreindre les lois du déplacement ‘doux’, et opte pour la bonne vieille voiture qui pollue !

    Et je me gare au plus près de notre ballade. En l’occurrence ce mercredi, la promenade du Petit Port. Bien sûr, j’entame les premiers mètres déjà vidée de toute énergie puisque le parking de la piscine est déjà envahi par les étudiants de la fac et qu’il faut faire la manip précédente en sens inverse pour attacher / détacher les uns et les autres sans s’emmêler les pinceaux.

    Puis, enfin persuadée d’une sécurité toute relative, je lâche toute la meute qui s’ébat dans tous les sens. A ce moment précis je donnerais tout pour avoir la vision à 360° d’une chouette… Bref, 10 rencontres de chiens et quelques gérémiades plus loin (forcément, l’aînée ayant refusé de faire sa sieste, elle n’est déjà plus en état de feindre la bonne humeur), nous voilà devant ce fameux pont qu’il y a encore quelques mois je n’essayais même pas de franchir, tellement il représentait une barrière. Un bois plus qu’imbibé d’eau, une pente munie de rampes soi-disant anti-dérapantes, et l’autre faite de marches… un véritable non-sens !!!

    Pour ceux qui connaissent le ponton de Port Boyer situé juste en face sur la rive opposée… même combat. La passerelle de la ménagerie du Jardin des Plantes parlera davantage à d’autres, dans le même esprit acrobatique et impraticable.

    Alors ooh bonne surprise ! Le pont est en effet flambant neuf, bien plus large (pratique pour laisser passer ou croiser piétons, vélos ou poussettes… et un double accès permet de descendre soit en escalier, soit à l’aide d’une rampe. Avec un peu de temps et de patine, ce sera superbement intégré au paysage ! Preuve en images…

    P1200341

    Pont kids & dogs approuved !

    P1200337 P1200335

     

    BREF, je m’égare. Je râle, je râle, de tout ce petit monde à gérer, mais je n’y changerais rien. Et puis, on oublie vite pour ne retenir que les beaux souvenirs de cette jolie promenade ponctuée de rappels à gorge déployée, de tours de toboggan sans fin et de crises de larmes à s’en rouler par terre… En fait on n’oublie pas mais on laisse filer.

    Car j’ai oublié une boulette dans ma liste plus haut : avoir une petite meute c’est avant tout et surtout ENORMEMENT d’amour, conjugué à l’in-con-di-tion-nel. Pour rien au monde on ne troquerait ce joyeux bazar contre un peu de tranquillité, pas vrai ?

    Mon nouvel ami, by Loutchi

    Après ce week-end ensoleillé, qui nous a tous fait du bien à la peau et au moral, j’ai envie de crâner et d’arborer fièrement le tout nouveau sac que m’a confectionné Loutchi ce mois-ci…. Ta’daaaam !

    IMG_20150307_165422

     

    Après une jolie blouse mi-saison que j’ai un peu porté l’an dernier pendant ma grossesse (et que j’ai hâte de remettre !) , cela faisait un bon moment que ses jolis sacs me faisaient de l’oeil, j’ai enfin craqué ! Super pratique, et surtout unique, j’ai voulu le mien aux couleurs de ma p’tite entreprise… Après une sélection de coloris et matières, nous avons choisi de transformer le modèle « Longue après-midi » en lui ajoutant une bandoulière pour un portage les mains et l’esprit libres.

    IMG_20150307_165705

    Loutchi, si vous ne connaissez pas encore, c’est un univers un peu rétro et surtout écolo, puisque sa créatrice nantaise se plaît à recycler et coordonner de jolis tissus avec beaucoup de goût et un style bien à elle, pour leur offrir une deuxième vie : des vêtements et accessoires féminins simples et chics, jetez-y un oeil ! Pour les plus manuelles d’entre vous, Loutchi propose aussi des ateliers de couture. Je ne désespère pas d’y participer un jour, maintenant que j’ai récupéré la vieille Singer de ma maman…

    Moi en attendant, je n’ai plus d’excuses : tout à portée de main pour un quotidien de mompreneur à 600 km/heure. Dedans je peux enfin ranger à la fois mes jolis flyers, la têtine fétiche de mon gros bébé, et les ptits sacs pour les promenades des toutous !

    http://www.loutchi.com

    10965587_506473582825511_978472452_n

    10414073_401751183297752_270515066_o

    10918667_494054040734132_2069490207_o

    Work in progress

    Il est 1 heure du matin,
    Tout le monde dort enfin.

    En cette veille de ‘rentrée’, et quelques jours après avoir clos l’année qui aura connu la réalisation officielle de tous nos projets, notre idéal de vie n’a jamais été autant remis en question… overdose d’ambition ou désorganisation ? Etre parents et entrepreneurs, au secours !

    En tant que femme et mère de 2 petites tornades chacune à leur façon bien à elles, j’avoue avoir souvent envie de baisser les bras ces jours-ci. Pourtant je ne parviens pas à renoncer ! Comme la maman de T’choupi et tant d’autres avant elle, la mienne y compris (si seulement elle pouvait aujourd’hui me souffler ses petits secrets qui ont fait d’elle à mes yeux la maman parfaite…) j’ai au fond de mes tripes le besoin de voir grandir mes enfants tout en travaillant. J’aspire également à un modèle économique familial me permettant de travailler dur pour en récolter les fruits, contrairement à ce que me permettait à mon plus grand malheur mon job précédent.

    Car il y a 2 ans presque jour pour jour, mon projet professionnel faisait enfin surface. Mais la réalité nous rappelle bien vite à l’ordre. Entre manque de sommeil et accumulation de pleurs, de crises et de logistique infernale, comment garder le cap tant idéalisé et rêvé ? 735 jours après je louche toujours péniblement entre des lignes de code html et des couches sales, mais j’y crois toujours ! Je pense que c’est l’essentiel… Ou est-ce justement ce qui me perdra !?

    Mais renoncer : ça JA-MAIS. C’est donc décidé, devant témoins : nous serons (un peu) plus raisonnable en 2015 ! Savoir lâcher du lest et lâcher prise… tout en s’accrochant à ses rêves ! Pas le choix de toutes façons. Des pistes de solutions, nous n’en avons pas vraiment, à part ne plus essayer d’enfiler nos 2 casquettes en simultanée. Des idées saugrenues, nous en avons un peu plus : figer le temps 1 semaine (seulement) afin d’éponger notre retard, embaucher Mary Poppins et la loger dans un des paniers pour chiens ou dans la buanderie au choix, gagner au loto sans jouer bien sûr (et encore, pour quoi faire ?)… Pour de vraies solutions, merci de me contacter d’urgence !


    En attendant, nous nous souhaitons une bonne nuit, et de Meilleurs Voeux pour 2015…

    tags_2015

     

     

     

     

    Humour, loi et déshumanité

    J’affectionne tout particulièrement la signalétique dédiée à nos fidèles compagnons… qu’elle soit inventive, mensongère, humoristique, et malheureusement souvent répulsive, j’aime collectionner les clichés de mes trouvailles, au fil des balades, des voyages, etc.

    Mais rien ne va plus ! Mon impasse est jonchée de crottes de chiens, et mon voisin vient d’accrocher une pancarte ‘Attention chien méchant’ sur sa porte… alors qu’il n’a pas de chien ! Qu’à cela ne tienne, il est temps de ressortir la petite céramique que nous avions tant bien que mal accrochée sur notre clôture en banlieue, et qui en dit long sur notre petite meute à nous 🙂

    pancarte

    Un peu plus sérieusement, Patawouf, mon ami le chien clermontois à cape rouge, nous en dit un peu plus sur la pratique, et la réglementation en vigueur : http://blog.patawouf.fr/avertir-de-la-presence-dun-chien/

    Son blog (plus exactement, celui de son maître éducateur canin) est une mine d’informations, tant pour le maître que pour une vie en meute harmonieuse (infos, conseils, bonnes adresses et randonnées citadines) ! C’est la première marche cani-citoyenne qui nous avait réunis à Paris l’an dernier : ou ‘quand 2 duos de border et labrador provinciaux se rencontrent sur la plus belle pelouse parisienne pour faire avancer un peu les mentalités quand à la place du chien en ville…. si si, on y croit ! D’ailleurs on remet ça dimanche prochain !

    Bref, bref… Incivilités, protection de l’espace privé, repli sur soi et interdictions en tous genres ne nous rendent pas meilleurs… et nos chiens font décidément de beaux bouc-émissaires !

    Escapade parisienne

    Le compte est bon : 1 chien, 1 autre chien, 1 bébé (non, c’est vrai, il faut s’y habituer, notre pucette n’est plus un bébé ! On le lui dit assez souvent), 3 000 sacs et objets en tout genre, 1 mari et 1 paquet de croquettes – eh oui, logistique oblige nous tentons notre première régression à l’âge du sec et du moulu. Le chat, lui, reste bien au chaud à la maison avec sa nounou préférée qui vient remplir sa gamelle…  pendant que son gentil copain squatteur vient la lui vider… Et hop, c’est parti pour notre nouvelle escapade vers la région parisienne.

    Loin d’être des vacances, c’est plutôt encore une fois « tournée des grands-mères et des copains », pour 10 jours marathon. Seule consolation dans toute cette fatigue : le grand soleil que l’on n’attendait plus, et qui nous permet de travailler dehors, et l’odeur des vaches picardes. Et puis aussi, après toute cette route, un petit détour – et une pause bien méritée pour goûter et évacuer le fumet canin qui commence à monter. Petit stop donc à l’endroit de notre ancien havre de paix, le lieu de balade fétiche de notre meute lorsque nous étions encore banlieusards : l’étang de Corra, dans le haut de la forêt de Saint-Germain en Laye.

    A peine descendue de voiture, Vaïna a tout de suite reconnu son ponton et sa plage préférés. Quel bonheur de voir qu’ici au moins rien n’a bougé ! Pas un brun de béton, contrairement à tous ces nœuds d’autoroutes, d’immeubles et de galeries commerciales colorées construits à la va-vite et autres horreurs humaines qui font de toute la banlieue un véritable calvaire pour les yeux non habitués… Décidément, on ne s’y fera plus jamais, c’est à se demander comment nous avons pu supporter cela pendant tant d’années. « Tu vois, fillette, tes parents vivaient ici, et tu as été le déclic de notre départ vers une nouvelle vie. Toi, la nantaise privilégiée, regarde toute cette fatigue que l’homme s’inflige ici : métro, boulot, dodo.. ou plutôt voiture, travail, et plaintes. »

    Nous avons beau nous jurer sans y croire « Plus jamais ! » à chaque trajet du retour, tant que nous aurons quelques attaches ici dans cette jungle humaine, nous sommes certains de pouvoir revivre plusieurs fois par an ce douloureux pèlerinage et travail de mémoire…

    Etang de Corra
    Etang de Corra