Avoir une petite meute c’est…

« Mais pourquoi t’infliges-tu ça ?? » me demande à chaque fois mon cher et tendre, qui cherche toujours à comprendre comment j’ai réussi à l’embarquer dans cette galère…

Parce qu’avoir une petite meute c’est donc, dans l’ordre qui vous plaira :

  • Citer systématiquement 3 noms avant de trouver le bon, lorsqu’on appelle un des siens, indépendamment enfant, époux ou animal,
  • Avoir une maison qui flotte allégrement dans une douce poussière de poils et de jouets mal rangés, des mini humains qui jouent au trampoline sur des paniers de chiens qui jonchent habilement et alternativement toutes les surfaces libres au sol, et des poilus qui gagnent subtilement du terrain sur les zones jalousement protégées.
  • Se laver les dents tout en épluchant quelques légumes à midi, tout en accordant un jouant avec les poilus qui attendent aussi leur petit moment de complicité (si si, ça se fait)
  • Ne jamais avoir besoin de nettoyer sous la table du salon les bouts de nourriture qui tombent (enfin un peu quand même, parce que la bave, ça fait des taches…)
  • Accepter d’être un véritable aimant à enfants ET à mamies dans la rue à coups de ‘hoooo que c’est miiignonnnn’
  • Donner parfois à manger aux bêtes à presque minuit, parce qu’on n’a pas eu le temps plut tôt…
  • Ne plus chercher à comprendre par quel coup du sort on a parcouru en presque 1 heure le trajet de la crèche à la maison (un peu moins de 400 mètres) parce que la petite princesse est constipée et épuisée
  • etc, etc.
  • Aimer les défis ! Surtout quand tout ce petit monde commence à tourner en rond, et qu’il faut prendre son courage à deux mains pour sortir prendre un graaaand bol d’AIR FRAIS !!!!!!!!

En effet, parvenir à préparer tout le monde, sortir de la maison jusqu’à la voiture est déjà un exploit en soi. Et puisque depuis mon récit de La Chèvre, le Chou et Loup…  le box tant critiqué nous a été gentiment soutiré, ce n’est plus à 30 mètres mais à presque 100 mètres, avec un peu de chance, que la voiture nous attend, là où nous aurons eu la possibilité de la garer dans la rue la dernière fois….

Il faut l’avouer, s’imposer tout cela relève souvent du coup de tête. Une fois la rue traversée avec cette petite meute mi-surexcitée, mi-réfractaire, pour la charger en voiture au bord d’une circulation intense (et là encore dans une poétique envolée de poils à travers l’habitacle), je ne sais en général toujours pas à ce moment précis en quelle direction et jusqu’où je vais rouler, ni quel poumon vert j’élirai pour nos ébats meutesques… Un sale moment à passer, le temps s’arrête et une bouffée d’angoisse me traverse à chaque fois.

 

Toujours est-il que ma lecture de ce mercredi matin m’a cette fois inspirée (technique perfectionnée de lecture en diagonale bien entendu, rare moment volé en 3 secondes et demie dans les toilettes) : il fallait que je constate illico  l’existence du nouveau pont du Cens, dont parlait en pleine page le journal de la métropole. Et bien sûr, avec ma joyeuse bande à l’appui, pour que je vois si réellement je pouvais toute seule comme une grande passer ce fichu obstacle.

On parle souvent d’accessibilité en ville, de bateaux de trottoirs, de rampes de bus… On pense beaucoup moins à toutes les embûches qui peuvent faire vivre un cauchemar à une maman en besoin urgent de s’aérer avec une poussette, une fillette et 2 chiens de traineau ! A pied, impossible de descendre du côté souhaité sur les rives de l’Erdre : partout des escaliers ! Même si une alternative s’offre toujours à moi

  • entamer une marche arrière sportive avec ma poussette tout-terrain, au risque de faire basculer son précieux chargement à chaque secousse

OU bien

  • m’engager à corps perdu sur la pente étroite et glissante que les passages répétés des vélos ont formé juste à côté avec le temps…

Dans les 2 cas je serai tractée par 2 chiens en furie attirés par l’odeur d’un ragondin ou d’un caca à proximité, ou encore mieux, les deux en même temps. Alors comme je ne suis pas (encore) suicidaire, je choisis égoïstement d’enfreindre les lois du déplacement ‘doux’, et opte pour la bonne vieille voiture qui pollue !

Et je me gare au plus près de notre ballade. En l’occurrence ce mercredi, la promenade du Petit Port. Bien sûr, j’entame les premiers mètres déjà vidée de toute énergie puisque le parking de la piscine est déjà envahi par les étudiants de la fac et qu’il faut faire la manip précédente en sens inverse pour attacher / détacher les uns et les autres sans s’emmêler les pinceaux.

Puis, enfin persuadée d’une sécurité toute relative, je lâche toute la meute qui s’ébat dans tous les sens. A ce moment précis je donnerais tout pour avoir la vision à 360° d’une chouette… Bref, 10 rencontres de chiens et quelques gérémiades plus loin (forcément, l’aînée ayant refusé de faire sa sieste, elle n’est déjà plus en état de feindre la bonne humeur), nous voilà devant ce fameux pont qu’il y a encore quelques mois je n’essayais même pas de franchir, tellement il représentait une barrière. Un bois plus qu’imbibé d’eau, une pente munie de rampes soi-disant anti-dérapantes, et l’autre faite de marches… un véritable non-sens !!!

Pour ceux qui connaissent le ponton de Port Boyer situé juste en face sur la rive opposée… même combat. La passerelle de la ménagerie du Jardin des Plantes parlera davantage à d’autres, dans le même esprit acrobatique et impraticable.

Alors ooh bonne surprise ! Le pont est en effet flambant neuf, bien plus large (pratique pour laisser passer ou croiser piétons, vélos ou poussettes… et un double accès permet de descendre soit en escalier, soit à l’aide d’une rampe. Avec un peu de temps et de patine, ce sera superbement intégré au paysage ! Preuve en images…

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Pont kids & dogs approuved !

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BREF, je m’égare. Je râle, je râle, de tout ce petit monde à gérer, mais je n’y changerais rien. Et puis, on oublie vite pour ne retenir que les beaux souvenirs de cette jolie promenade ponctuée de rappels à gorge déployée, de tours de toboggan sans fin et de crises de larmes à s’en rouler par terre… En fait on n’oublie pas mais on laisse filer.

Car j’ai oublié une boulette dans ma liste plus haut : avoir une petite meute c’est avant tout et surtout ENORMEMENT d’amour, conjugué à l’in-con-di-tion-nel. Pour rien au monde on ne troquerait ce joyeux bazar contre un peu de tranquillité, pas vrai ?

Humour, loi et déshumanité

J’affectionne tout particulièrement la signalétique dédiée à nos fidèles compagnons… qu’elle soit inventive, mensongère, humoristique, et malheureusement souvent répulsive, j’aime collectionner les clichés de mes trouvailles, au fil des balades, des voyages, etc.

Mais rien ne va plus ! Mon impasse est jonchée de crottes de chiens, et mon voisin vient d’accrocher une pancarte ‘Attention chien méchant’ sur sa porte… alors qu’il n’a pas de chien ! Qu’à cela ne tienne, il est temps de ressortir la petite céramique que nous avions tant bien que mal accrochée sur notre clôture en banlieue, et qui en dit long sur notre petite meute à nous 🙂

pancarte

Un peu plus sérieusement, Patawouf, mon ami le chien clermontois à cape rouge, nous en dit un peu plus sur la pratique, et la réglementation en vigueur : http://blog.patawouf.fr/avertir-de-la-presence-dun-chien/

Son blog (plus exactement, celui de son maître éducateur canin) est une mine d’informations, tant pour le maître que pour une vie en meute harmonieuse (infos, conseils, bonnes adresses et randonnées citadines) ! C’est la première marche cani-citoyenne qui nous avait réunis à Paris l’an dernier : ou ‘quand 2 duos de border et labrador provinciaux se rencontrent sur la plus belle pelouse parisienne pour faire avancer un peu les mentalités quand à la place du chien en ville…. si si, on y croit ! D’ailleurs on remet ça dimanche prochain !

Bref, bref… Incivilités, protection de l’espace privé, repli sur soi et interdictions en tous genres ne nous rendent pas meilleurs… et nos chiens font décidément de beaux bouc-émissaires !

Noirmoutier, à table !

A table !

Noirmoutier nous a réservé à l’automne dernier un de nos plus agréables souvenirs de meute… Et quelle ne fut pas notre surprise lorsqu’en feuilletant le guide des restaurants de l’île, nous sommes tombés sur ce petit pictogramme canin devenu si rare dans les brochures touristiques.

N’ayant pas eu l’occasion de le tester, nous allons devoir y retourner, pas le choix !

Bateau, sur l’eau…

Notre première excursion nantaise avec le Ruban Vert

Enceinte (presque) jusqu’au cou, nous avons profité d’un court week-end dans la Cité des Ducs pour chercher ET trouver notre futur cocon nantais. Une fois le dossier de location bouclé, nous n’avons pas traîné ! Toute la meute a littéralement dévalé la pente qui nous séparait de l’Erdre pour effectuer notre toute première excursion nantaise sur un bateau du Ruban Vert. Quelle agréable promenade au soleil ! Nos moussaillons poilus ont assuré : une à l’avant, l’autre à l’arrière, et ainsi de suite, pour ne pas brûler sous les rayons écrasants de cette fin juillet…

Nous adorons déjà notre ville d’adoption ! Vivement septembre…