L’hiver est dernière nous, mes amies !

Par ce dimanche matin brumeux et humide, je suis tirée du lit par de petits coups de truffes insistants, puis le cliquetis pressant de 8 pattes sur le parquet.

P1150190D’un pas feutré pour ne pas réveiller les humains qui sommeillent encore, je traverse la maison et nous passons devant un chat orange et rayé qui n’a pas encore émergé dans le fond de son canapé. Je libère toute la meute dans le jardin pour le premier pipi du matin, truffes en avant et oreilles en arrière pour capturer toutes les sensations encore vierges de cette nouvelle journée qui commence… Arrfff, oui zut, c’est vrai : une petite heure de perdue et grignotée à notre journée qui file déjà si vite.

Depuis leurs paniers qu’elles ont déjà rejoint pendant que je m’affaire dans la cuisine, elles acceptent en silence du coin de l’œil et sans (presque) jamais se plaindre, et l’ennui certain d’une trop grande inactivité… Chacune à leur façon, chacune l’exprimant différemment par son regard. Inlassablement, remplies d’un espoir toujours renouvelé elles me sollicitent, me questionnent et parfois m’ordonnent. Quand t’occupes-tu de nous ? Quand pouvons-nous jouer avec toi et te montrer notre amitié inconditionnelle ?

On tient le coup, un peu, encore un peu. Si si promis, je vais sortir la tête de l’eau… Je n’ai jamais été aussi près de l’accoucher, ce troisième bébé couvé parfois dans la douleur, mais que vous m’avez si naturellement inspiré et aidé à concrétiser !

Alors, parce que je ne vous rends pas assez hommage et encore moins du fond de cet ‘hiver’ qui n’en finissait plus, je vous demande PARDON mes amies, mes fidèles compagnons de route et de patience.

Vaïna, depuis 10 très belles années déjà m’a accompagnée dans la plus riche tranche de ma vie et aura tout vécu avec moi ou presque : le deuil inconsolable d’abord puis l’amour, le grand, le vrai. Puis une nouvelle copine de jeu, Carven

P1160111Et ensemble : les déménagements, la famille, l’absence, les travaux, l’union, les vacances bien sûr, la nature, la ville, les amis…. puis la présence, la naissance, l’inspiration, la création ! Puis de nouveau la naissance…. et toujours ma présence quotidienne, désormais banalisée, qui a au contraire beaucoup réduit notre activité à toutes les 3.

 

Ne changez pas ! Je vous en prie gardez toujours foi en moi comme je vous garde au fond de mon cœur et de mon esprit… si profond que j’en oublie parfois de vous consacrer un peu plus de temps. Vos regards, votre douce odeur chaude et bien à vous, vos jolis petits bruits de griffes traînées nonchalamment sur le sol. Votre façon bien singulière de faire votre nid, sur tout ce qui passe ou au contraire en faisant plein de chichis, vos petits et gros bobos, et tout ce qui fait votre présence bien palpable parfois, dans le pas d’une porte, sur un pied, une cuisse, autour du pied d’une chaise.

Puissiez-vous encore rester à mes côtés le plus longtemps possible…

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